L'habitat passif en France selon la Fédération Française de la Construction Passive

L’habitat passif en France selon la Fédération Française de la Construction Passive

(Mis à jour le: 2 mars 2019)

Côté immobilier en France, l’habitat passif suscite tantôt l’engouement tantôt les questionnements. Jean-Claude Tremsal, Président de la Fédération Française de la Construction Passive, a bien voulu nous donner quelques éclaircissements concernant ce domaine.

L’état des lieux passifs en France

Selon le président de la Fédération, le passif est encore peu évolué en France alors qu’en Allemagne et en Autriche, il est obligatoire depuis janvier 2007. Sur le territoire français, on aimerait bien s’y jeter, mais la peur du changement reste vivace et la population se méfie. Ceci est surtout dû aux informations parfois erronées que l’on donne à la population, des renseignements qui s’éloignent trop de la réalité. Pourtant, selon Jean-Claude Tremsal, les bâtiments passifs représentent l’avenir et procurent de nombreux avantages tels que la qualité de l’air au sein de la maison, un degré de confort élevé, une consommation énergétique basse et économique. Malheureusement, en France, on ne compte encore qu’une centaine de maisons réellement passives, dans tous les sens du terme. Il y en a bien quelques unes qui se qualifient de passives et qui, pourtant, utilisent le chauffage conventionnel.

Les bâtiments passifs face aux bâtiments basse consommation (BBC)

Batiments

Le label BBC a été généralisé, mais il n’a aucune portée sur le vrai passif. Au contraire, le BBC ou RT 2012 est un frein pour le passif, comme le souligne toujours Jean-Claude Tremsal. Fort heureusement pour le passif, les maîtres d’ouvrage ont pu déduire les résultats du concept BBC ce qui les a tout naturellement poussé vers le passif. À noter que le BBC diffère du passif par sa norme RT. Pour le BBC, on note quelques 50Kwh/m² contre 15Kwh/m² pour le passif.

Ce qu’il en est du Bâtiment à énergie positive ou Bepos

Le Bepos est prévu pour l’année 2020, mais on en parle déjà comme d’un projet réussi. Toutefois, selon Jean-Claude Tremsal, ce dispositif reste méconnu en France, mais faisable à coût élevé. De ce fait, il reste réservé à ceux qui en ont les moyens contrairement au passif. De plus, la Fédération Française de la Construction Passive reste confiante et essaie par tous les moyens d’améliorer le domaine. Pour eux, l’objectif premier est d’abroger les préjugés que la population porte envers ces bâtiments et pour ce faire, elle compte construire d’autres maisons passives afin que tout le monde puisse en voir les résultats. À travers la réalisation de ce projet, la fédération vise à détrôner le RT 2012 en proposant des bâtiments moins chers.

Les surcoûts liés au passif

La construction d’une maison passive entraine une plus-value de 15 %, mais on peut également dépenser plus et se voir ensuite compenser par les énormes économies d’énergie que ce type de bâtiment propose.

Par conséquent, Jean-Claude Tremsal propose de rattraper le retard de la France sur ses voisines en abrogeant les préjugés, les règlementations thermiques irréelles, les mauvaises constructions, …

 

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