Immobilier : baisse des prix à Paris, mais hausse des prix en Ile-de-France

Immobilier : baisse des prix à Paris, mais hausse des prix en Ile-de-France

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Même si Paris est au cœur de la région Ile-de-France, cette fois-ci, il faut bien l’en démarquer, car la hausse des prix de l’immobilier enregistrée cette année concerne toute la région, mais pas la capitale. En effet, aussi surprenant que cela puisse paraître, c’est bien une baisse des prix que l’on observe dans la capitale, fait assez inédit.

1,5 % en moins sur le prix de l’immobilier à Paris

1,5 % en moins sur le prix de l’immobilier à Paris

Au cours de ces dernières décennies, le prix de l’immobilier n’a fait que grimper encore et encore à Paris. Au cours des 12 derniers mois pourtant, une baisse de 1,5 % a été remarquée à travers la capitale. C’est un fait inédit qui surprend tout le monde, mais après analyse de la dernière étude concernant les nouvelles tendances immobilières en France, le verdict est bien là.

La nouvelle est d’autant plus surprenante, car à l’inverse de cette baisse, c’est une hausse généralisée qu’on observe en région Ile-de-France.

8,3 % de plus sur le prix de l’immobilier en Ile-de-France

Puisque Paris a baissé ses prix, la région Ile-de-France devrait en faire de même non ? Et pourtant non. Que ce soit dans la proche banlieue ou la grande banlieue, c’est une hausse des prix que l’on rencontre partout.

Dans la proche banlieue, les promoteurs immobiliers partent sur un timide 5,3 % de plus sur les prix des biens alors que dans la grande banlieue, on atteint les 8,3 %. Et d’une vue plus large, la hausse est estimée à 4,9 % en moyenne dans toute la France.

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Selon les spécialistes, la divergence des prix entre la capitale et ses alentours est vraiment un fait « inédit » surtout au cours du 21e siècle. Certes, en 2008 et en 2011, Paris avait déjà réduit ses prix, mais c’est toute la région parisienne qui l’avait suivi dans cette tendance. Cette fois-ci, elle reste seule face à une hausse généralisée sur tout le territoire.

Comment explique-t-on cela ?

Comment explique-t-on cela ?

Les spécialistes parlent d’un « effet confinement ». Il faut effectivement reconnaître que les confinements successifs ont changé les décisions d’achat des Français. Alors qu’avant la pandémie, tous aspiraient à vivre dans la capitale pour se rapprocher du travail, le télétravail, devenu un impératif durant les confinements, ont mené à une nouvelle réflexion sur le mode de vie.

Effectivement, pourquoi resterait-on vivre dans un petit appartement sans jardin alors qu’avec la possibilité de travailler à la maison, on peut s’éloigner des bureaux pour s’installer dans une maison avec jardin ?

Beaucoup ont alors saisi les opportunités en dehors de la capitale pour aller s’installer dans la proche banlieue et la grande banlieue. Là, ils peuvent profiter d’une zone de verdure pour les enfants, tout en continuant de travailler.

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Cela suppose un autre point : les maisons ont aujourd’hui plus de succès que les appartements. En Seine-Saint-Denis, par exemple, la vente de maisons a augmenté de 7 %, contre seulement 3,2 % pour les appartements. Cette dichotomie se remarque dans tous les autres départements.

Pourquoi être resté en zone périurbaine ?

Tout simplement parce que dans le contexte du déconfinement progressif, certains doivent reprendre le chemin des bureaux quelques jours par semaine. D’une vue générale, le télétravail se fait deux jours par semaine ce qui fait qu’il faut quand même aller en ville les autres jours. C’est la raison pour laquelle la majorité des travailleurs sont restés en zone périurbaine.

Ils se donnent la possibilité de rester vivre en périphérie tout en n’ayant pas trop de mal à se rendre dans la capitale. On parle déjà de « résidence semi-principale », une tendance née grâce au télétravail ou le travail hybride.

Les ventes « au prix » se multiplient également

Auparavant, chaque fois qu’on avait une offre de prix, la négociation commence. Durant ces périodes de confinement, on a toutefois remarqué une hausse des ventes « au prix », c’est-à-dire des ventes sans négociations. Cette tendance a surtout été remarquée en grande banlieue avec 36 % des transactions durant le troisième trimestre 2021. Au premier trimestre 2020, les ventes « au prix » dans la région n’étaient que de 24 %.

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