Greffe capillaire à La Réunion, FUE ou FUT ?

Greffe capillaire à La Réunion, FUE ou FUT ?

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Après 65 ans, un homme sur 3 et 3 femmes sur 100 font face à la calvitie. Mais la perte de cheveux, souvent ressentie comme une atteinte à sa propre image, peut toucher plusieurs patients bien avant cet âge.

Les scientifiques cherchent alors des solutions à l’alopécie, et proposent la transplantation capillaire dès la moitié du 20e siècle. La méthode de prélèvement par bandelette ou FUT a vu le jour dans les années 90. Une décennie après, les praticiens commencent à se tourner vers une technique plus moderne, qui correspond à la greffe de cheveux FUE. Ces deux procédés font alors maintenant partie des moyens les plus utilisés pour corriger la calvitie.

Mais comment choisir son type d’intervention pour aboutir à un résultat satisfaisant tout en minimisant les gênes qui en découlent ?

La greffe FUT ou Follicular Unit Transplantation

Cette technique consiste à prélever une bandelette au niveau de la zone donneuse, qui est souvent la partie supérieure de la nuque. Cette bande de cheveux mesure entre 8 et 25 cm de long, et entre 1 et 2 cm de large en fonction de la surface à garnir. Elle est ensuite découpée en unités folliculaires, tandis que l’incision est suturée sur-le-champ. Le praticien passe à la réimplantation des greffons sur les zones dégarnies.

Pour que le patient ne ressente pas la douleur de l’extraction et de l’implantation, l’opération se réalise sous anesthésie locale. Pour ce type de greffe, elle prend environ 2 à 4 h en fonction de l’ampleur de la calvitie.

La greffe FUE ou Follicular Unit Extraction

Se distinguant de la FUT notamment par son mode de prélèvement, cette méthode consiste à extraire directement des unités folliculaires. Pour ce faire, le chirurgien se sert d’un micro punch de 0,8 à 1 mm de diamètre. Après tri et traitement de ces UF, il passe à leur réimplantation sur les zones receveuses en utilisant des outils adaptés comme un implantateur de Choï.

Connue comme étant moins invasive, cette méthode gagne en popularité, que ce soit pour une greffe capillaire à La Réunion ou dans d’autres pays. Elle demande généralement plus de temps d’intervention, vu l’extraction une à une des unités. Mais aucune douleur postopératoire ne gênera les patients.

Le choix entre méthodes FUT et FUE

La décision relative à la technique utilisée est prise après consultation préopératoire durant laquelle le praticien examine le cas du patient. Elle découle de plusieurs critères à la fois techniques et médicaux.

·         Selon la taille de la zone dégarnie

Si la perte de cheveux ne concerne encore qu’une superficie moyenne, la FUE est idéale pour la corriger. En revanche, des spécialistes préconisent la FUT pour réaliser plus rapidement une greffe de cheveux sur une large zone dégarnie. Cela n’empêche pourtant pas le traitement de l’alopécie atteignant déjà un niveau élevé avec la FUE en quelques séances.

·         Selon l’état du cuir chevelu et la facilité de cicatrisation

Avec un cuir chevelu souple, le patient peut envisager une extraction par bandelette. La laxité du crâne permet en effet une meilleure cicatrisation de la zone donneuse après le prélèvement. En revanche, lorsque la souplesse du cuir chevelu fait défaut, une greffe FUE s’impose.

·         Selon la sensibilité à la douleur

Ce critère ne concerne pas l’étape de prélèvement et de réimplantation durant laquelle l’anesthésie locale épargne le patient de la douleur. Il considère plutôt les gênes ressenties après l’opération de greffe de cheveux. Si le patient peut supporter les sensations de tiraillement postopératoires, la FUT pourrait lui convenir. Par contre, une forte sensibilité à la douleur exige la FUE qui s’avère moins invasive et indolore.

 

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