Le général de Gaulle : retour sur le parcours de Charles de Gaulle

Le général de Gaulle : retour sur le parcours de Charles de Gaulle

(Mis à jour le: 4 janvier 2019)
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Né le 22 novembre 1890 à Lille, Charles de Gaulle, plus connu sous le nom de Général de Gaulle est un militaire et un homme d’Etat français. Il a également été un résistant et un écrivain. Il est décédé le 9 novembre 1970 à Colombey-les-Deux-Eglises.

Biographie de Charles de Gaulle

Charles de Gaulle est le fils d’Henri de Gaulle et Jeanne Maillot. Il est issu d’une famille de juristes parisiens originaire de Champagne. Selon les dires de Charles, il appartenait à une famille de nobles, mais aucune preuve attestant cela n’a été retrouvée jusqu’ici.

La famille de Charles vivait au 15 de l’avenue de Breteuil à Paris. Toutefois, comme la tradition de la famille Maillot l’exigeait, elle a dû se rendre à Lille pour donner naissance à son fils. D’ailleurs, la petite famille s’y rendait régulièrement.

De son nom complet Charles André Joseph Marie de Gaulle est le troisième d’une fratrie de cinq enfants. Il a une seule sœur et trois frères.

Charles de Gaulle fait sa scolarité primaire à l’école des Frères des écoles chrétiennes de la paroisse Saint-Thomas-d’Aquin. Son père fut l’un de ses enseignants. Quand après l’entrée en vigueur des lois de 1901 et de 1905, les congrégations furent interdites d’enseignement, Henri de Gaulle ouvre, en 1907, un cours libre secondaire baptisé école Louis de Fontanes. Il n’y inscrit toutefois pas son fils Charles, mais l’envoya au collège Sacré-Cœur sis au château d’Antoing en Belgique. Pour le lycéen qu’il était, cette période fut vécue comme un exil.

A sa sortie de ce collège, il s’inscrit pour une année de préparation au collège Stanislas en vue de son admission à l’école militaire de Saint-Cyr où il est reçu en 1908. Il sort diplômé de l’école militaire en 1912 puis fut affecté au 33e régiment d’infanterie à Arras. Il se retrouve alors sous les ordres du colonel Pétain.

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Charles de Gaulle dans l’armée

Charles de Gaulle

Dès l’âge de 15 ans, c’est-à-dire en 1905, Charles de Gaulle écrit un récit dans lequel il se voit déjà dans la peau du « Général de Gaulle » qui sauve la France. Cela prouve déjà que sa vocation militaire est née très tôt chez lui.

Au cours de la Première Guerre Mondiale, Charles et ses trois frères furent mobilisés en tant qu’officiers. Tous les quatre survivent à la guerre et furent décorés à leur retour au pays. Nommé lieutenant à partir d’octobre 1913, Charles est promu capitaine en janvier 1915.

Au sein du 33e RI, il se démarque par sa bravoure, son courage, son intelligence et son esprit rebelle. Malgré sa désobéissance, il attire l’admiration de ses supérieurs tant et si bien que le commandant du régiment lui demande d’être son adjoint.

En mars 1916, son régiment est attaqué et les quelques survivants furent encerclés. Charles, en tentant de se protéger se fit capturer par les Allemands. Ces derniers le soignent avant de l’interner. Il fut déclaré disparu ce qui lui a valu une citation à l’ordre de l’armée.

Charles essaie de s’évader cinq fois durant sa captivité de 32 mois, mais il échoue à chaque fois. Il fut transféré dans une dizaine de camp avant d’être libéré par l’armistice du 11 novembre 1918. Il rentre auprès de sa famille au mois de décembre. Même s’il a survécu à ses deux années et demi d’emprisonnement, Charles se définit comme un soldat inutile ayant échoué dans sa mission. On lui attribue néanmoins la croix de chevalier de la Légion d’honneur ainsi que la croix de guerre 1914-1918 avec une étoile de bronze.

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Charles de gaulle au cours de l’entre-deux-guerres

Après la première Grande Guerre, Charles de Gaulle continue sa carrière militaire.

Pour effacer le handicap occasionné par sa détention de 32 mois, Charles souhaite faire une remise à niveau et demande à être engagé dans l’armée d’Orient et l’armée de Pologne. En 1919, il est engagé auprès de l’armée polonaise qui commençait alors à quitter la France pour rejoindre la Pologne.

Il est affecté en tant qu’instructeur à l’école d’infanterie de Rembertow où il est d’abord instructeur puis directeur des études et enfin directeur du cours des officiers. Il quitte ensuite l’établissement pour rentrer en France afin de réaliser un autre rêve : entrer à l’Ecole supérieure de guerre. Cela ne se déroule toutefois pas comme il l’avait espéré et en 1920, il retourne en Pologne où il participe activement à la guerre soviéto-polonaise et y reçoit une citation. Cette expérience lui fit découvrir la guerre de mouvement ainsi que l’utilisation de grandes unités de cavalerie.

A son retour de guerre, il se vit confier la charge de cours d’histoire à l’école de Saint-Cyr avant d’entrer à l’école supérieure de guerre en 1922. Au sein de cet établissement, il entre en conflits avec ses supérieurs, car n’était pas d’accord avec leur vision stratégique. Malgré ses mauvaises notes, il poursuit une carrière prometteuse. Quand Pétain, alors son protecteur découvre ses notes, il intervint pour que ces dernières soient revues à la hausse, Charles étant un élève, certes rebelle et trop indépendant, mais intelligent.

En 1925, il est détaché à l’état-major du maréchal Pétain qui le nomme conférencier à l’école de guerre. Pétain lui demande de rédiger un ouvrage sur l’histoire du soldat, tâche qu’il remplit brillamment. En effet, en 1927, il présente trois conférences intitulées :

  • « L’action de guerre et le chef »
  • «  Du caractère »
  • «  Du prestige »

En 1927, il est affecté au 19e bataillon de chasseurs à pied et part pour Trèves.

En 1929, il se retrouve à l’Etat-Major des Troupes de Levant à Beyrouth où il vit jusqu’en 1932 avec sa famille.

En 1933, il est élevé au grade de lieutenant-colonel.

En parallèle avec cette carrière militaire, il écrit des œuvres telles que :

  • La Discorde chez l’ennemi publié en 1924
  • Le Fil de l’épée publié en 1932
  • Vers l’armée de métier publié en 1934
  • La France et son armée publié en 1938

Charles de Gaulle durant la Deuxième Guerre Mondiale

Le général de Gaulle

Quand la deuxième Grande Guerre éclate, Charles de Gaulle était colonel affecté au 507e régiment de chars de combat à Metz.

Le 10 mai 1940, il se vit confier la 4e DCR, la plus puissante des grandes unités blindées de l’armée française. A la tête de cette nouvelle unité, il avait pour mission de retarder les troupes allemandes ce qu’il ne fit pas sans mal. En effet, malgré l’insuffisance des unités qui lui sont parvenues, de Gaulle attaque les blindées allemandes avec 80 chars afin de couper leurs lignes de communication. Face aux renforts ennemis, son régiment dut se replier.

Le 25 mai, il est nommé général de brigade, mais seulement à titre temporaire. En pratique, il était déjà général depuis le 7 mai 1940 lorsqu’il s’est vu confier une unité de blindées.

Il poursuit ainsi sur sa lancée ce qui lui vaut d’autres éloges de ses supérieures. Il était considéré comme un cher énergique et courageux.

A partir du mois de juin, il est engagé pour un poste ministériel dans le gouvernement de Paul Reynaud. Il essaie alors de convaincre le Royaume-Uni de poursuivre le combat, combat qu’il a soudainement abandonné laissant l’armée française à son sort et entre les mains des Allemands.

Alors qu’il essaie de convaincre le Royaume-Uni, il apprend, le 17 juin que Paul Reynaud a démissionné et qu’il a été remplacé par le maréchal Pétain lequel a nommé le général Weygand au poste de ministre de la Défense nationale et de la guerre. Pour De Gaulle, cela marque la fin de ses ambitions ministérielles. Il tente toutefois un dernier coup, la nomination de Pétain ne devant se faire que le lendemain.

Il décide alors de retourner à Londres sans aucun ordre de mission et se fait sanctionner. Le 22 juin, son grade temporaire de Général lui fut retiré, il fut contraint de partir à la retraite d’office par mesure disciplinaire, il fut traduit devant le Conseil de guerre et fut condamné à une peine de prison de quatre ans et il se vit retirer sa nationalité française.

La vie privée de Charles de Gaulle

Durant son affectation en Belgique en 1916, Charles vit une expérience douloureuse : le décès d’une « quasi fiancée ».

En 1920, il confie à sa famille son souhait de se marier. Cette dernière lui cherche alors une jeune fille issue de la classe bourgeoise, Yvonne Vendroux. Charles de Gaulle l’épouse en avril 1921 et de leur union naissent trois enfants : Philippe, Elisabeth et Anne.

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